The parable of the two brothers

Lately I’ve been reading things I wrote a long long time ago, and I came across this little bit that I thought was really fun so I thought I’d upload it. It’s from long ago so it’s in french, sry ^^’

Grand Livre de Pa Pandir, Partie 3, Chapitre 7, Séquence 13, Verset 19, Alinea 29, Sous-chapitre 23, Section 17, Petit-tiret 11. Parabole des deux frères.

Il était à cette époque bénie un souverain pieux qui avait deux fils, Abraham et Théodore. Le hasard voulut que leurs femmes portent leurs enfants en même temps, et qu’elles donnent naissance à un héritier le même jour. Comme il n’était pas rare à cette époque, toutes deux moururent en donnant la vie. Le fils d’Abraham se nommait Isaac, celui de Théodore s’appelait Ismael. Ce curieux hasard provoquait des querelles pour la succession au trône. Chaque frère revendiquait la couronne pour son propre fils.

A cette époque, l’influence de Pa Pandir semblait diminuer parmi les hommes. Ceux-ci commençaient à s’égarer dans le péché et le vice. La corruption gagnait leurs coeurs. Pa Pandir, se désolant des luttes pour la direction du Royaume, confia à un ange la tache d’aller trouver les deux frères. Il s’adressa à eux en ces mots.

« Humains, votre Dieu tout puissant est déçu de votre comportement pitoyable. Il semble que la foi se fasse rare dans votre empire décadent. Craignez, mortels, le courroux du Dieu unique ! Si la foi brûle en votre coeur pur, si vous êtes encore assez pieux, ces saintes paroles sauront vous toucher. Pour prouver votre foi, Pa Pandir exige que vous sacrifiez chacun votre unique descendant, en haut de la colline. »

« Nous vous en supplions, prenez-nous à leur place… » s’écrièrent-ils, bouleversés.

« Pa Pandir a parlé… »

Sur ces mots, l’ange laissa les deux frères à leurs sombres pensées. Ils étaient tout deux très attachés à leurs uniques fils, et il était pour eux hors de question de les sacrifier. Ils devaient faire face à un cruel dilemme. Tout deux pleurèrent de désespoir, ne sachant comment agir. On leur retirait la chose la plus précieuse qu’ils avaient, tout ce qu’ils leur restait de leurs défuntes épouses.

Ils passèrent toute la soirée en privé avec leurs enfants, réfléchissant à ce cruel coup du sort. Le lendemain matin, ils avaient tout deux fait leur choix. Ils montèrent tout deux sur la colline. Abraham portait dans ses bras son fils Isaac, mais Théodore avait subtilisé un nourrisson à une famille du peuple, espérant que le subterfuge marcherait. Bien entendu, il prétendit être triste, pendant que son frère gravissait en larmes le tertre. Chaque pas était plus douloureux pour lui.

Ils arrivèrent sur les lieux du sacrifice. Abraham serra une dernière fois son fils dans ses bras, tandis que son frère embrassait l’enfant d’une autre famille. Les cris des nourrissons se répercutèrent en écho, et l’on entendit bientôt plus que ça. Théodore prit conscience qu’il serait tout de même difficile de tuer un être innocent, si pur, même s’il n’était pas de son sang. Ce pauvre enfant se verrait retirer la vie avant même d’en avoir joui. Mais Pa Pandir était formel.

Quelques instants plus tard, les deux frères poussaient un cri commun de douleur alors que le sang de leurs nourrissons rougissait l’herbe sous leurs pieds. Un ange leur apparut et leur parla en ces mots :

« Abraham, ton coeur est pur. Toi qui croyait avoir sacrifié ton fils, soit soulagé car il n’est pas mort. Tu n’as sacrifié qu’un enfant de paysan. Sois béni, et rentre vite chez toi, ton héritier t’y attend. »

« Quant à toi, Théodore, tu as cru qu’un si vil subterfuge pourrait duper Pa Pandir ? Tu étais persuadé avoir tué un enfant du peuple, et préservé le tien ? Et bien, pleure maintenant, car c’est ta chair en lambeaux que tu tiens dans les mains. »

Abraham, criant de joie, dévala la colline, tandis que son frère poussa un hurlement de désespoir et s’effondra sur le sol. Isaac fut le successeur du Roi, et le saint Royaume retrouva la paix et la grâce. Les regards s’étaient tournés vers une seconde fresque, qui représentait les deux nourrissons éventrés sur le sol herbeux, Théodore qui pleurait à leur chevet, et Abraham qui partait en sautant de joie. Un ange lui adressait un sourire bienveillant.

Mes chers frères, les voies de Pa Pandir sont impénétrables. Certains doivent périr, d’autres vivent. Des choix difficiles doivent êtres faits. Mais ne quittez jamais votre foi. Rappelez-vous que c’est elle qui vous guidera vers le droit chemin. C’est elle qui vous amènera dans la grâce de Pa Pandir. Ne doutez pas, et vous trouverez la lumière.

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